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16 déc. 2018

ADRESSE AU PEUPLE GABONAIS... ATTENTION DANGER !

« Patriotes, au nom de la justice, que notre victoire nous soit restituée ! »

Jusques à quand allons-nous accepter de vivre béatement dans le déshonneur ? Pendant un demi-siècle, nous avons été invités en permanence par un régime abject dirigé par une aristocratie ethno-régionale, anti-nationale, impopulaire et illégitime, à nous prosterner matin, midi et soir devant la cocarde du parti unique PDG qui a réussi à faire oublier à certains citoyens l’emblème, le drapeau, l’hymne et les armoiries de la République, ces symboles qui sont les référents patriotiques du Gabon éternel.

A MR LE MINISTRE D'ETAT, MINISTRE DE L'INTERIEUR

Objet : Immigration clandestine au Gabon.

Monsieur le Ministre et cher compatriote,

Sous le titre « Immigration clandestine », votre service de presse a publié sur les réseaux sociaux, en date du 15 juin 2018, une information relative à l’entrée à Libreville de deux groupes de clandestins et d’une importante cargaison de cannabis. Le communiqué précise que c’est lors d’un contrôle de routine, effectué dans la nuit du 13 au 14 juin 2018, que les agents de l’Office central de lutte anti-drogue (Oclad), appuyés par la Brigade anti-criminalité (BAC) ont surpris, au petit matin, sur les rives de la plage d’Acae, 5 Nigériens à bord d’une pirogue chargée de douze sacs de 22 boules de cannabis. Ils ont été placés en garde à vue. Le lendemain, 15 juin, toujours au petit matin, entre 3h et 5h, 70 clandestins, dont 33 femmes et 37 hommes, ont été interpellés sur la baie de Michèle Marine. Ils ont aussi été placés en garde à vue. En vingt-quatre heures, 75 individus ont débarqué clandestinement sur la côte de l’estuaire du Gabon avec de la drogue.

23 mai 2017

A MON AMI ET FRERE, JEANCHRIST MBINA...

Bien aimé JeanChrist ! 

Une fois le demi-siècle franchi, le Corps, l’Esprit et l’Ame entrent dans une cohabitation de type conflictuelle. L’Homme sage vieillissant, courbé sous le poids des ans et soumis à la loi de la pesanteur se tourne inexorablement, avec assurance et confiance, vers le Dieu de l’espérance. Et, avec pour tous bagages ses souvenirs, il chemine à pas lents  sur la voie à sens obligatoire et unique qui le conduit vers les demeures de ses devanciers. Indifférent au temps et à l’espace, il prend davantage conscience de l’inutilité et de la vanité des apparats du monde. L’injustice, la haine et la bêtise humaines lui donnent un dégoûtant ressentiment fait à la fois de tristesse, d’amertume, de détachement ; voire d’étonnement et de raillerie …. 

LE PEUPLE : UNIQUE SOUVERAIN

Cet écrit reprend les idées simples et largement partagées. Il n’a rien d’original. Il a pour but de rappeler aux patriotes, femmes et hommes d’honneur, que la Vérité, la Justice et la Liberté ne doivent faire l’objet d’aucune compromission, particulièrement quand elles vont à la dérive, moquées par ceux et celles qui ont fait serment de les défendre. Les juristes, hommes et femmes de droit, qui violent la loi se transforment en délinquants, en hors-la-loi. Ils poussent le Peuple, le Souverain, à la désobéissance civique et aux actes de violence… L’Homme adulte équilibré, sage et juriste professionnel doit s’obliger à distinguer le bien du mal, la Paix du danger, le vrai du faux.

15 déc. 2016

MÉMORANDUM : GABON PRESIDENTIELLE 2016

COMPATRIOTES ET AMIS DU GABON

Le texte ci-dessous intitulé Mémorandum (Gabon Présidentielle 2016 : Stratégie politique et Cadrage Electoral » a été rédigé :

- Pendant que j’étais militant et Premier Secrétaire de l’USG (ce que je ne suis plus aujourd’hui);
- Avant le début de la campagne électorale de la présidentielle du 27 août 2016 ;
- Avant que Monsieur Jean PING soit désigné candidat unique de l’opposition.     
         
Les principaux destinataires du Mémorandum étaient :

  • Les militants du parti ; 
  • Les autres compatriotes dont les 4 candidats à la présidentielle ; à savoir : G. Nzouba Ndama, C. Oye Mba, J. Ping, Ali Bongo Ondimba ;
  • Les Ambassadeurs des USA, de France, du Congo, de la Guinée Equatoriale, du Cameroun, du Mali ; 
  • Les Représentants de l’OIF, de la Communauté Economique Européenne ;
  • La CENAP,
  • La Cour Constitutionnelle.

Par souci de confidentialité et dans la perspective d’être reçu par ces destinataires en audience comme sollicité, je n’ai pas voulu rendre public cette démarche. Le temps ayant fait son œuvre, je porte à la connaissance de mes lecteurs, partisans et amis mes vues et mon analyse du contexte électoral de la présidentielle du mois d’août 2016.

J’ajoute que la mission d’observation électorale à court terme de la Communauté Européenne m’a sollicité pour faire une communication à ses membres sur le thème « Us et Coutumes gabonais ».

MEMORANDUM

Le parti politique Union Socialiste Gabonaise (USG) ; en raison de son inorganisation, de la faiblesse de son implantation à travers le territoire national, de son timide rayonnement à l’international ; et,  n’ayant pas les colossaux moyens matériels et financiers qu’exige un scrutin à un tour sur une courte campagne de 15 jours, ne présentera pas de candidat à la présidentielle de 2016 qui est d’une importance capitale pour le Gabon, pour les familles gabonaises, pour les pays partenaires, amis historiques du Gabon.

L’USG n’aura pas de candidat interne, non point parce que le parti n’a pas de personnalités susceptibles d’être candidat et Chef d’Etat, mais pour les raisons données ci-dessus. Comme d’autres formations politiques, il a des leaders suffisamment nantis  intellectuellement, techniquement outillés, politiquement et spirituellement capables pour conduire une campagne et diriger le Gabon. L’USG fera son choix parmi les candidats déclarés en référence à ses propres critères.

Par patriotisme, nous adressons la présente proposition à tous les futurs candidats à la présidentielle, aux populations gabonaises ainsi qu’aux peuples et pays amis et partenaires du Gabon. Succincte parce que tirée du plan d’actions de l’USG, elle servira, en cas de nécessité, de base de concertation et de  dialogue avec tout candidat qui manifestera de l’intérêt pour son contenu.

Le candidat le « mieux disant » sera celui dont les orientations politiques et socioéconomiques seront proches de notre conception de la Bonne Gouvernance Publique.

L’élection présidentielle ne doit pas transformer le pays en une foire d’empoigne ou à un champ de guerre. Elle ne doit pas pousser certains à faire couler le sang des filles et des fils du Gabon pour assouvir des ambitions personnelles.

Débarrassé de haine et de colère, tout en se gardant de la violence et en privilégiant le dialogue et le consensus, chaque citoyen, électeur ou candidat doit prendre la place normale qui est la sienne dans le processus de vote. Qu’il soit  citadin ou villageois ; civil : travailleur, cadre, ouvrier, manœuvre, cultivateur-paysan, artisan, artiste, chômeur, retraité… ; militaire ou assimilé : soldat, policier, gendarme, garde républicain, officier de police judiciaire, agent de sécurité, agent de renseignement… il doit se montrer digne, sage, mesuré et correct.

Pour ce faire, le sens du discernement, la connaissance et la maitrise de soi seront de mise pour parvenir à une accalmie sociale profitable à l’intérêt supérieur de toute la collectivité nationale.

 Présentement, ce n’est point le paraitre qui nous oblige, mais la Raison, l’Amour, la Vérité, le Patriotisme, la Justice et le Courage qui sont indispensables en période de profonde crise sociale, à l’instar de celle que traverse le Gabon depuis plusieurs décennies et que la future compétition électorale, par la propagande, pourrait exacerber.

Nous avons tous besoin de Paix et nous voulons tous la tranquillité pour avoir une vie commune heureuse et harmonieuse dans l’unité et la concorde.

L’analyse des évènements qui ont cours à travers le monde montre clairement une dégradation continue de la Paix et un accroissement des conflits plus ou moins violents. L’état du monde est caractérisé par la violence physique, morale, sociale et armée. Cette situation de dégradation de la paix et de la progression des conflits violents a pour cause première la mauvaise gouvernance financière et politique. C’est elle qui crée et entretient la pauvreté, la corruption et l’enrichissement illicite. D’un côté, le petit nombre de riches augmentent continuellement sa fortune, tandis que la masse des pauvres végètent dans une misère de plus en plus horrible. D’où la nécessité de faire reculer la pauvreté.

Les guerres entre les Etats semblent diminuer pour faire place aux guerres civiles qui opposent les Etats à leurs propres populations transformées en groupes de pression sociale ou en bandes armées. Les actes de terreur et les violentes batailles qui s’ensuivent provoquent plusieurs morts, souvent des innocents, parmi les populations sur tous les continents.

Quand la gouvernance prend les formes de traitement irraisonnable et de gestion partiale de l’argent public, d’usage aveugle et brutal des armes, elle devient la première cause du désordre des pays et de l’humanité.

Quoique de souche politique et prioritairement adressé aux membres et sympathisants du parti Union Socialiste Gabonaise (USG) ; cet écrit est également destiné à tous les citoyens gabonais et aux étrangers, originaires de tous les continents, qui vivent légalement au Gabon.

Mesdames, Messieurs Compatriotes et Amis, 

Le microcosmétique échiquier sociopolitique gabonais est en effervescence du fait de l’approche de l’élection présidentielle. De l’avis des hommes d’opinions, des personnalités, des observateurs et des acteurs politiques gabonais et étrangers avertis, lucides et sincères, cette effervescence est particulièrement préoccupante parce qu’elle est porteuse de potentiels dangers à court terme.

Au niveau politique : Il se dégage des deux camps en présence, Opposition et Pouvoir, une détermination annonciatrice d’une empoignade qui n’augure rien de bon et qui risque de sortir  la lutte politique du cadre démocratique qui se fonde sur les principes, les idées et les convictions ; pour la transposer sur le terrain de la violence armée ; risque majeur pour un pays peu peuplé qui se réclame de la paix.

Il est nécessaire et indispensable que le citoyen gabonais soit capable de  penser, de s’exprimer et d’agir pour s’épanouir et développer sa personnalité. Pour cela, il doit contribuer à mettre fin à sa condition de quasi esclave et refuser d’être manipulé par les actes et les promesses démagogiques d’une aristocratie politique et d’argent vénale et infâme.

Le citoyen gabonais doit pleinement prendre conscience de sa qualité d’acteur de changement et de progrès ; mais aussi de sa place dans la finalité de l’action politique publique. En démocratie, ce sont les citoyens constitués en peuple qui créent, par le vote libre et  en connaissance des enjeux en présence, les Institutions Républicaines et leur confèrent la légitimité et la puissance qui sont les valeurs sans lesquelles aucun pouvoir d’Etat n’est légal et populaire.

Au niveau économique et financier : nul ne peut ignorer  ou nier la forte récession que traverse l’économie gabonaise, en particulier depuis la chute brutale du prix du baril du pétrole à laquelle s’ajoute une propension à emprunter qui ne prend pas en compte les principes, les ratios de prudence et les équilibres financiers nécessaires pour maintenir et stabiliser les activités socio productives en partant d’une réalité simple tirée de la pratique économique basique qui comporte 3 phases essentielles dont il faut tenir compte avant les autres ; à savoir :

  • L’expression par les individus et les collectivités de leurs besoins vitaux basiques ou sophistiqués ;
  • La production pour créer la richesse nationale en offrant des biens en quantité et en qualité ;
  • La répartition de la richesse par le salariat, l’entreprenariat et la génération des revenus sociaux pour permettre aux agents économiques de satisfaire leurs besoins par la consommation ou l’investissement et si possible en épargnant.

Au niveau social : le chômage  se répand de plus en plus pour cause des licenciements des travailleurs du secteur privé avec pour conséquence l’expansion de la pauvreté. Dans le secteur public, les revendications non satisfaites des fonctionnaires sont à l’origine des interminables grèves qui perturbent le calme social. En outre, l’immigration sauvage et anarchique fait désormais du Gabon une zone-dépotoir de peuplement où le nombre d’étrangers en situation illégale avoisine le nombre des nationaux.

Aucune communauté humaine ne peut se développer, émerger et entrer dans la voie d’un progrès irréversible sans une solide organisation. Cette organisation part des individus à travers leurs initiatives. Elle se fait avec l’Etat, par l’Etat et sous l’impulsion de l’Etat.

 L’homme qui se met volontairement en situation de participer à l’action collective devient un maillon de l’organisation de la société. Cela ne lui est possible que s’il est conscient de détenir les moyens pour assumer librement et durablement cette participation. Au centre de cette libre participation se trouve la confiance : confiance en soi, en ses compatriotes, en ses dirigeants, en son pays.

Dans une société organisée et structurée, l’individu ne peut jamais se sentir seul. Il sera entouré par les Institutions que sont la famille, les associations, l’entreprise, l’Etat… Puisque l’organisation d’une société a pour fondement et pour finalité l’action politique, les citoyens doivent s’engager dans la défense de leurs intérêts en agissant dans le strict cadre de la loi et du respect des institutions créées par eux-mêmes.  En conséquence, ils doivent se donner, par les élections libres et propres, des dirigeants légitimes et déterminés à organiser la société autour de ce qui rassemble et unit toutes les composantes qui participent à son évolution. Ce rassemblement et cette participation deviennent pour ces dirigeants, une exigence permanente et un devoir  pour œuvrer à la satisfaction des besoins des populations, et partant ceux de la société.

Au niveau moral et spirituel : le Gabon à la réputation d’être un lieu de prédilection des mauvaises pratiques : fétichisme, criminalité, assassinat, sorcellerie, homosexualité, vampirisme, viol, prostitution etc. qui entretiennent un climat de terreur, source de complication de la vie collective et des malheurs des citoyens. Le peuple vit dans l’angoisse, la peur, la psychose de l’empoisonnement, la menace, l’intimidation et l’agression. Plus rien n’a de valeur, pas même la vie humaine. La vérité, la liberté, l’intelligence, l’amitié, la fraternité, la justice, la foi, le dialogue, le patriotisme, l’amour ; valeurs sublimes sont moquées et blasphémées. Les relations humaines sont dégradées, tout se monnaye, même les sentiments et les relations intimes.

Cette situation est la preuve de l’existence d’une crise aigüe qui est notoirement connue et dont le processus de redressement sera indubitablement long et douloureux.

Voilà le contexte général dans lequel va se tenir l’élection présidentielle à laquelle prendra part le Chef d’Etat qui est aussi le chef du bord politique dit « Majorité Républicaine et Sociale pour l’Emergence « MRSE » à laquelle notre parti politique, l’USG, a été membre pendant le mandat finissant, pour avoir signé la charte qui l’a instituée. Majorité devenue caduque par l’annonce de la candidature du Président à sa succession et surtout par la création d’une alliance politique baptisée « Dynamique Plurielle » à laquelle certains partis de la MRSE ont adhéré.

A l’évidence, l’USG sera réputé comptable du « bilan politique »  des 7 années de pouvoir de la Majorité, sans réellement avoir participé, de près ou de loin, à la gestion de ses institutions et à ses instances de pouvoir : ni par un mandat électif national (Assemblée Nationale, Senat…) ou local (Conseils municipaux ou départementaux…) ; ni par l’exercice d’une haute fonction administrative nominative (Gouvernement, diplomatie, Conseil d’administration, Direction générale de société…). En revanche, le parti a pris part, souvent en compagnie des autres partis, aux activités politiques publiques ou festives de la majorité, à l’invitation du PDG.

Cette  MRSE est maintenant devenue caduque et sans objet puisque la charte qui l’a créée n’était valable que pour la durée du mandat présidentiel qui a objectivement pris fin avec la déclaration de candidature de son  Chef, devenu Chef d’Etat-Président-candidat.

Mesdames et Messieurs,

Le pays se trouve à une étape historique cruciale de son processus de démocratisation pour la consolidation de sa paix et de son unité.

Cette sensible étape historique ouvre une nouvelle page de l’évolution du Gabon, après celle de 2009-2016 qui s’achève en devenant ancienne. Il  incombe à chaque citoyen de la lire entre les lignes avant d’écrire la neuve, d’abord individuellement, ensuite collectivement afin de décider démocratiquement, en toute liberté et en toute âme et conscience, du positionnement  à l’un des bords politiques en présence : « Majorité » et « l’Opposition » ; et surtout de choisir  le candidat et les forces politiques à accompagner et à soutenir dans leur quête de la prise du pouvoir d’Etat lors de la prochaine présidentielle. Les membres de l’USG et les autres gabonais sont placés devant le choix suivant :

I - SOUTENIR LE CANDIDAT DU PDG pour  « l’Egalité des Chances » et « Changer Ensemble » : pourquoi ? comment ? avec quoi ?   

Pendant toute la période de son appartenance dans le camp politique de la majorité, le parti n’a jamais été réellement traité comme un partenaire sûr. Il n’a jamais ressenti la solidarité  qui doit naturellement prévaloir entre alliés politiques réunis autour des mêmes idéaux ; pas même la considération et la courtoisie dues à un partenaire respectable représenté par des gens d’honneur.

Le choix d’adhérer à la Majorité, après l’arrivée au pouvoir de Monsieur Ali Bongo Ondimba se justifie par le fait qu’historiquement, le fondateur de l’USG, le Docteur Serge MBA BEKALE avait, dès 1990, positionné le parti dans ce bord politique et nombre de ses successeurs voulaient demeurer fidèles à son choix.

Tel était le principal argument des personnes qui s’étaient majoritairement prononcées en faveur de la continuité, sans pour autant qu’elles aient pris part à la campagne électorale du candidat Ali Bongo en 2009.

« Changer Ensemble » c’est la continuité et la poursuite de la politique de l’Emergence qui a pour nouveau volet « l’Egalité des Chances ». La politique de l’Emergence du projet « l’Avenir en Confiance » a  l’avantage ou l’inconvénient, le bonheur ou le malheur  d’avoir été officiellement expérimentée sur une période de 7 ans.

Pour sa mise en œuvre, des équipes gouvernementales se sont succédées au pouvoir, des projets ont été annoncés avec ou sans début d’exécution ; certains ont été réalisés, d’autres sont arrêtés. Le logement social, les chantiers d’aménagement et d’entretien routier  ont connu des fortunes diverses. Quelques tronçons de routes ont été agréablement rénovés, un pont a été construit, des bâtiments hospitaliers ont été réfectionnés et construits.

Des réformes financières et budgétaires ont été réalisées : BOP, organisation des circuits financiers, réforme fiscale…

Des opérations de mobilisation des fonds ont été entreprises aux niveaux domestique et régional auprès des organismes de prêts pour le financement de l’économie.

Le traitement des dettes intérieure et extérieure est problématique et le secteur privé, les PME en tête, attend patiemment ses arriérés de paiement.

Le dialogue national ardemment voulu par les gabonais n’a pas été organisé.
Les revenus des agents de l’Etat ont été quelque peu relevés.
Des scandales de mœurs, financiers et juridiques ont été dénoncés par les médias locaux et étrangers.

Ce sont là quelques composantes du bilan des actions engagées dans le cadre du projet de société « l’Avenir en Confiance » du Président-candidat Ali Bongo Ondimba. Ce bilan est connu des populations et certainement diversement apprécié dans chaque famille et chaque localité.

II - SOUTENIR UN CANDIDAT DE L’OPPOSITION pour « l’Alternance et le Changement » : lequel ? pourquoi ? comment ? avec quoi ?

Face à une opposition plurielle, multiforme et éparse, il est indiqué d’être prudent et clairvoyant. La politique est un domaine où l’erreur est facile et les apparences trompeuses. Les candidats qui sont considérés comme valablement présidentiables et relativement sérieux et déterminés sont tous issus du « moule PDG ».

Quoique soutenus par des partis, regroupements et personnalités politiques, ces candidats indépendants, sans parti, doivent nécessairement mobiliser et rassembler les électeurs autour de leur personne et de leur « projet de société » ou de leur programme gouvernemental qui sont encore faiblement publiés et vulgarisés. Ils devraient passer des alliances et autres accords électoraux et gouvernementaux pour former la force susceptible de réaliser l’alternance qu’ils appellent de leurs vœux, et que la grande majorité du peuple gabonais espère depuis près de 50 ans.

C’est la pratique de l’alternance qui démontre et prouve qu’un pays est en voie de démocratisation, que les leaders politiques et les dirigeants étatiques sont dignes d’honneur et d’éloge et que le peuple est libre et conscient.

L’Alternance est au cœur de la démocratie, de la liberté. Elle conforte la conscience patriotique du peuple. C’est l’alternance qui permet le transfert, sans heurts, du pouvoir d’un groupe de citoyens à un autre, par le respect du libre choix de la majorité des citoyens à travers leur vote. Elle oblige les dirigeants au pouvoir de le quitter si le résultat du vote leur est  défavorable.

L’alternance c’est le patriotisme, la sentence et la raison du peuple à l’état pur. Incarnation de la Démocratie, l’Alternance permet aux citoyens qui ont une offre politique pour gouverner la société de la mettre en valeur, à la portée et à l’appréciation des populations afin d’en tester l’efficacité pour bâtir le développement et le progrès social. Toute compétition électorale présidentielle doit contenir une clause d’alternance. Seuls les esprits éclairés et grands acceptent l’alternance.

Quel que sera notre décision finale et définitive, elle ne signifiera nullement que les responsables, les  militants, les sympathisants, les candidats du PDG et de la majorité ou ceux de l’opposition deviendront nos ennemis. Tous sont nos compatriotes, nos contemporains.

La décision de l’USG sera prise et annoncée après l’analyse de la situation des forces politiques en présence, les rencontres, les concertations et les négociations avec les candidats qui seront disposés à prendre en compte nos suggestions pour l’amélioration de la gouvernance du pays.

Les projets de société et autres plans ou programmes d’actions des candidats ont une « importance relative » pour procéder au choix d’un candidat, puisque les difficultés et les problèmes sont connus de tous et leur résolution appellent le concours de tous les citoyens prompts à l’effort.

Tout projet de société contient une promesse de bonheur pour les populations en ce qu’il préconise leur intégration confortable dans leur province, département, canton,   ville, quartier, village etc. Les difficultés et les solutions à proposer se situent à ces différents niveaux.

Pour les sociétés en développement comme le Gabon, les premiers besoins à satisfaire sont basiques ; ce sont en priorité : un revenu, une maison, une formation, la nourriture, la santé, l’information, la liberté de circuler.

 Si la compréhension, la description et la présentation de ces difficultés et solutions sont relativement aisées ; en revanche les divergences de vues et d’actions peuvent naître quand il faut répondre à 2 interrogations fondamentales qui sont :
  • Quel citoyen-candidat est apte et capable de les affronter ?
  • Comment, avec qui, avec quoi va-t-il s’y prendre ?

C’est en répondant à ce questionnement qui parait simpliste que l’on pourrait commencer à jauger les postulants au pouvoir d’Etat à travers leur profil : formations scolaire et universitaire, expérience et carrière professionnelles ; offre politique pour l’amélioration des conditions de vie des habitants.

Compatriotes et Amis

Pour l’histoire de notre parti et de notre pays, il s’avère que procéder au choix d’un candidat à la présidentielle à venir, et partant au choix d’un camp politique, est une impérieuse nécessité, une obligation  patriotique, un devoir citoyen indispensables et inévitables. Ne pas choisir, c’est déjà et encore choisir, pour autant que chacun de nous demeure un Etre libre et amoureux du Gabon.

La dernière préoccupation, et point la moindre (last but not least), reste celle très connue de l’implication de la toute puissante Communauté Internationale dans les processus électoraux présidentiels en Afrique francophone ; en particulier l’interventionnisme de la France. La Communauté internationale et la France en tête doivent comprendre que tout gabonais candidat à l’élection présidentielle est profondément conscient de la place de la France dans le pays.

Au Gabon la majorité de la population sait parfaitement que la France est le « Grand électeur » ; celui dont le poids représente à lui seul 35% des suffrages. « La France doit alors voter » »  dans le sens du renforcement de la paix et de la tranquillité pour sécuriser nos intérêts respectifs.

Voilà Chers Compatriotes et Amis les fondamentaux qui doivent déterminer et orienter les très importantes décisions que nous devons prendre dans quelques semaines, d’abord entre nous, puis avec nous, lors du vote, l’ensemble des compatriotes électeurs et candidats qui forment le peuple gabonais.

Je vous salue très fraternellement  et souhaite à tous, à chacun et à chacune courage, clairvoyance et discernement. Béni soit notre beau et bon Gabon.

2 déc. 2016

CLIN D'OEIL AU PASSE : AUX PATRIOTES GABONAIS

Contrairement à la Comète, les jours passent en laissant des traces sur une page de l’histoire du Gabon. Y a-t-il des américains US, des européens français, des asiatiques chinois,  des africains et des gabonais patriotes pour prêter une vigilante et bienveillante attention à ces perpétuelles clameurs de tristesse, d’impuissance et de rage qui proviennent des tréfonds des mapanes, quartiers populeux de nos villes, de nos villages et de nos campements, clameurs qui veulent se transformer en espoir.

23 avr. 2015

CONVERSATION ENTRE JEAN CHRIST MBINA ET MOI


Au commencement était la parole et la parole par magie créa le monde et du monde sortit l’homme et l’homme retourne à la terre : au monde, à Dieu, à lui.      

JeanChrist Mbina : Bonjour Grand! C’est avec  beaucoup d’émotion, de sentiments entremêlés, faits de tristesse, de confiance et d’espoir que j’ai lu et relu ta missive (à lire ici) dans laquelle tu abordes des sujets qui sont hautement importants pour notre pays, ses femmes et ses hommes qui forment son peuple. 

Je constate que les oppositions socio politiques se sont exacerbées et se radicalisent au point que nombreux craignent que ce climat malsain devienne de plus en plus nauséabond et diabolique et qu’il conduise à de regrettables débordements. 

Guy Nang-Bekale : Eh oui ! Tu sais bien que le peuple vit une tragédie qui lui est imposée depuis plus d’un demi-siècle par un groupe de compatriotes cyniques et avides de puissance. Croupi dans la pauvreté, l’indifférence et la détresse, le peuple subit ce joug par ignorance et par peur. 

Plus aucune de ses composantes sociales ne prend la responsabilité de faire face à l’ignominie et à la misère généralisées. 

Pour les jeunes, adultes et vieux, tout se passe comme si, dans une méprise totale, l’on privilégie la bêtise et l’éphémère supplante le durable…Cher frère et ami,  désormais l’étranger est roi et le gabonais serf dans son pays. C’est une honte ! S’il en est ainsi, c’est par ce qu’une minorité des gabonais l’a voulu.

JeanChrist Mbina : Guy, quelle misère ! On parle de plus en plus de corruption, de crimes rituels, d’homosexualité, du manque de patriotisme et de sens du discernement… Face à ces répugnantes pratiques « Que  Faire  » comme dirait Vladimir Ilitch Oulianov Lénine ? 

Depuis la nuit des temps, c’est toujours le même scénario : d’un côté, les puissants tueurs, et de l’autre, les hommes d’amour immolés. 

Dois-je te faire l’injure de te rappeler ce qui est arrivé à un jeune homme du passé, âgé  d’un peu plus d’une trentaine d’années, qui voulait transformer, par la parole et le geste, les mentalités et les pratiques ignobles du Pouvoir politique des puissantes autorités religieuses et royales de son époque? 

Le sort qu’il a connu est celui qui est réservé à tous les Êtres de cœur et d’intelligence de toutes les époques et de tous les pays : la mort. 

Grand, le Nom de celui dont mon prénom porte la particule a donné un sens spécial à la mort des martyrs et des honnêtes gens. 

Guy Nang-Bekale : Oui JeanChrist, un jour sera où malheureusement notre humanité, se souvenant de Talion, exhumera sa loi. En ces temps-là, l’homme appliquera à nouveau le « qui tue doit être tué » ; il recourra à sieur Guillotine

La présence de Talion et Guillotine dans une même société  à notre « époque moderne », est traductrice de la dégénérescence de celle-ci et de tout Etat ; en particulier des Etats qui se réclament de la République en s’auto qualifiant de Droit. 

Le droit, la justice et le bien collectif n’existent plus quand les criminels, les assassins et les voyous, dont les noms et les actes connus de tous,  côtoient quotidiennement les simples et honnêtes gens ; leur serrent la main, leur sourient en les spoliant impunément ; tout en paradant en toute tranquillité à travers le monde. 

JeanChrist Mbina : Mon cher frère, n’y a t-il pas de solution adaptée et consensuelle à cette humiliation qui perdure et dont aucune fraction du peuple ne trouve la sortie ? 

Souviens-toi, jeunes, nous avons lu un ouvrage dont un passage disait que « seuls les renégats à toutes les idéologies et à toutes les humiliations, à aucun pouvoir ne se rebellent »

La révolte, la rébellion dont il s’agit, c’est la liberté de choisir, de dire, de faire et d’entreprendre ce qui est conforme aux règles et lois sociales applicables à tous. 

Elles partent de la lutte pour le droit à la nourriture jusqu’à la lutte pour l’organisation des élections propres ; c'est-à-dire justes et transparentes. 

Guy ! Quoique vivant loin du Gabon, je lis tes articles qui sont publiés dans le « Mbandja » et portés sur ton blog internet par certains de tes lecteurs. J’ai parcouru les commentaires élogieux et les critiques acerbes des uns et des autres. Que cela ne te décourage point, continue ton œuvre. Un jour, tu seras honoré de la reconnaissance qui est réservée aux hommes qui sont souvent incompris, voire moqués de leur vivant. 

En 1990, après l’assassinat de Joseph Redjambe, tu as pris tes responsabilités en ta qualité de Président du PGP dans l’Ogooué Maritime. Tu avais invité la population à exprimer sa colère, son indignation et du mépris pour ces hommes-chiens qui ont perdu le sens de la compassion et qui ont jeté leur humanité aux chiottes. 

Tu as été torturé, emprisonné, appauvri et relégué au rang de paria par une plate aristocratie de pouvoir et d’argent qui a perverti et ruiné le pays et ses habitants par ses comportements de satrapes aux appétits sans limites. 

Aujourd’hui, certains osent affirmer que tu es corrompu et que tu as profité du  régime PDG-Bongo. Pauvre Gabon, mon pays ! 

Pourquoi ton peuple ne parvient pas à faire la distinction entre la race des bandits notoirement connus et le petit nombre de patriotes qui souffrent de ne pas pouvoir manifester à ce peuple leur amour. 

Il me revient qu’à 18 ans, nous avons passé les vacances au Lac Azingo, à Nfangja, chez Mie Nzeng dans le Moyen-Ogooué. Nous marchions sur le chemin caillouteux qui mène au fond de la languette de terre sablonneuse, à l’ombre du feuillage d’un gros arbre, nous nous sommes assis et, de mon tréfonds sont sortis des sanglots, des larmes et des cris incontrôlés et incontrôlables. Le choc a duré plusieurs minutes. Puis, tu m’as dit : « Pourquoi pleures-tu JeanChrist ? Je t’ai répondu qu’une lueur est sortie des nuées et s’était posée sur le feuillage touffu et luxuriant de l’arbre en prenant la forme d’un cœur. Nous nous sommes alors tenus par les yeux et tu m’as dit « Jean, c’est peut-être ton Christ qui t’a fait voir cela »…Puis nous avons pleuré, prié et chanté. 

Guy Nang-Bekale : Oui, il m’en souvient. Je confesse qu’il m’arrive de voir cloué sur la croix, non pas un Christ de race blanche, mais un Christ noir d’ébène à notre ressemblance. 

Frérot, nous sommes tous des Christ ! C’est cela que tous les hommes de toutes les races du monde ont en  partage pour l’éternité.  Seuls les hommes au cœur pur et tendre peuvent accéder à ce type de mystère que certains nomment hallucination. 

Pour ma part et pour cause, je sais que tu as eu cette vision. La couleur de la peau est insignifiante, le racisme est un parfait produit de l’ignorance et de la bêtise. Dehors les racistes ! 

JeanChrist Mbina : Morah ! C’était ton surnom quand nous étions gamins. Pour avoir choisi le camp du peuple, tu as perdu les privilèges attachés au  mode de vie qui est réservé aux citoyens qui ont, comme toi, des références et une formation pour prétendre à une existence calme, tranquille et vertueuse. Qu’à cela ne tienne, tu es pour moi une valeur et une référence et tu le demeureras tant que nous vivrons. 

J’ai beaucoup appris de toi. Tu m’as fais comprendre que la trahison, l’injustice, l’insolence, le mensonge et tout ce qui y ressemble est le lot des gens égoïstes et méprisables, qu’il faut s’en tenir à la morale, à la grandeur et à la noblesse qui font accepter la mort, sous toutes ses formes, à ceux qui ont un sens très élevé de la Liberté. Qu’elle vienne des assassins ou de la nature. 

Grand frère, je t’aime et je t’admire par ce que tu n’as jamais cessé d’aimer ton prochain, ni de t’émouvoir devant la misère, l’injustice et la connerie en général ; par ce que tu sais pleurer et tu sais rire… Parce que tu as de l’humour et il y a de l’auguste dans ton comportement. Ce sont là, des valeurs que l’on ne trouve plus chez nombreux de nos compatriotes qui,  par leur propension effrénée à l’enrichissement rapide et facile, appauvrissent le peuple et se placent inconsciemment sous le dictat du diable. 

Tu m’as souvent dit que malheur à ceux qui blasphèment l’intelligence, l’amour, la vérité et la justice. 

Guy Nang-Bekale : En vérité JeanChrist, il n’y a que les niais et les impies qui sont capables des formes de laideurs dont tu parles. 

Celui qui n’a jamais commis de bêtise, qui n’a pas connu des moments de révoltes et de rêves, qui n’a jamais été idéaliste en préconisant le bonheur des pauvres par les prélèvements sur la fortune des riches ; qui n’a jamais été fasciné devant les exploits courageux des justes, qui n’a jamais ressenti des déchirures intérieures… 

Celui qui n’a pas vécu certaines de ces choses dans sa jeunesse ou au cours de sa vie, ne sera qu’un individu misérable, vantard, prétentieux et idiot. 

Autour de nous et à travers le monde on rencontre cette engeance qui, du reste, est en perpétuelle croissance. Des imposteurs et parjures qui changent de logique au gré de leurs intérêts qu’ils font passer pour ceux des peuples. 

JeanChrist Mbina : Cher aîné ! Tu as souffert jeune, pour avoir été juste et audacieux. 

Mais aujourd’hui, combien de jeunes sont capables d’audace et de témérité pour magnifier leur jeunesse et la rendre glorieuse ? 

Les adultes parlent aux jeunes des problèmes des jeunes sans leur avoir dit ce qu’à été leur propre jeunesse. Ils parlent  des conditions de vie des jeunes sans leur avoir raconté ce qui a donné du sens à leur jeunesse… 
Après cela, les adultes dissertent sur le conflit des générations sans dire de quelles générations il est question. 

Quand nous étions universitaires, souviens-toi  qu’on disait « merde » pour se souhaiter bonne chance aux examens. Est-ce cette merde qui est passée sur nos diplômes au point qu’ils soient méprisés par ceux qui n’en n’ont pas, ou qui n’ont que des faux parchemins. 

Les adeptes de la facilité et de la paresse n’ont jamais eu de considération pour les partisans de l’effort et du travail. 

Guy Nang-Bekale : Observe que dès 1990, tous ceux qui se sont engagés dans  l’opposition et le changement ont gaspillé beaucoup d’efforts et fait d’énormes sacrifices pour des résultats insignifiants. Ils ont été dédaigneusement qualifiés de moutons égarés, d’aigris et de fous par les stipendiés du régime PDG-Rénovation dont certains se réclament aujourd’hui de l’opposition… 

Elle a du bon l’opposition ! Tard vaut mieux que jamais ! La mort d’Omar Bongo est en train de donner naissance à un « PDG nouveau » ; où les anciens « rénovateurs », « appellistes » et autres « caciques » se retrouvent au nom du patriotisme qui nous guide et nous unis. 

C’est par la faute des pédégistes et des bongoistes que le PDG se liquéfie en enfantant une opposition de type nouveau, robuste et déterminée, qui pourrait conduire à l’alternance. 

Patriotes sincères, traîtres et fieffés opportunistes s’y engouffrent allègrement. 
  
JeanChrist Mbina : Guy ! Au nom de quoi un opposant officiel à un régime politique peut-il être traité de voyou, de voleur, de criminel ? 

J’affirme que c’est pour ses idées, ses convictions, ses actes, ses pratiques et son comportement social que tout homme doit être qualifié et justifié. 

Jusqu’à ce jour, je me pose la question de savoir pourquoi on te fait passer pour un persiflé, un méchant, un extrémiste jusqu’auboutiste. 

J’espère qu’un jour, tu parleras aux gabonais pour leur dire ta part de vérité sur toi et sur ce qui a été baptisé « les évènements de 1990 à Port-Gentil ».  

Guy Nang-Bekale : Je crois t’avoir déjà dit frérot, que je me suis intimement lié d’amitié avec la Liberté, la Justice et la Vérité au point que nous sommes unis par une vive et inaltérable complicité. 

Au crépuscule d’une vie, toute créature humaine doit se tourner, malgré les fatigues nées du poids des ans et de rudes épreuves, vers son créateur pour se rattacher à lui comme il l’a été avec sa mère, par le cordon ombilicale jusqu’à sa naissance. 

JeanChrist à l’approche de la mort, de l’ultime jour, l’homme cherche à se lier à Dieu par un cordon nouveau qui a été appelé « Religion » par les anciens savants ; et que le postérieur troupeau d’imbéciles a transformé en une corvée, une pratique contraignante faite d’obligations, d’interdits, d’adorations hypocrites et d’achat de bonheur pour accéder à l’éternité. 

C’est en vieillissant sous l’effet du soleil, de la pluie, du vent, des souffrances, des joies et de nos diverses activités terrestres que nous allons vers Dieu avec pour devoir de le manifester, de le magnifier et de le transmettre aux plus jeunes. 

Heureux l’homme qui vieillit et meurt sans souffrance, sans avoir été grabataire et en prophétisant.

JeanChrist Mbina : Effectivement, un demi-siècle de vie ou plus transforme l’homme et le projette hors de la terre et de lui-même. 

Combien d’humains ont compris que le vieillissement porte  la déification et conduit à la divinité. 

Il me semble que tout comme la racine est à la plante, l’Homme est à Dieu. 

Guy Nang-Bekale : Ne dis pas « il me semble ». Affirmes-le, parce que c’est cela qui est ! 

Rappelle toi les paroles répétées à chaque eucharistie par les serviteurs homologués de la religion ouverte : « l’Esprit Saint fait de nous une Eternelle Offrande à la Gloire de Dieu »

Ces paroles contiennent une vérité sublime et infinie. Dieu est pour les vivants et les morts. 

Tu as sûrement constaté que les hommes ne parlent de Dieu et du diable que de leur vivant. Au jour de deuil, dans les homélies, on remet tout ce qu’un défunt a fait, non pas au diable, mais à Dieu. On ne parle plus du diable qui meurt en même temps que l’homme qui l’a porté durant toute sa vie, tandis que Dieu demeure à la fois parmi les vivants et avec celui qui quitte le monde. 

L’homme meurt emportant le diable avec lui. Il ressuscite pour l’éternité en portant Dieu en lui.

JeanChrist Mbina, c’est ça la magie de la foi !

22 mars 2015

A L'ABBE NOEL NGWA NGUEMA, A MON ONCLE BIEN AIME : PAR AMOUR, RESPECT ET ADMIRATION.


Tous nos aînés, prestigieux fils de Nguema nés au Gabon, ont eu une vie qui fait de leur séjour terrestre une tragédie au goût inachevé. Par leur formation et leur expérience professionnelle, soutenues par un excellent cursus scolaire, universitaire, et intellectuel ; chacun d’eux aurait, peu ou prou, légitimement prétendre jouer un rôle majeur dans l’organisation et le développement du Gabon, ce minuscule pays. Chacun d’eux pouvait prétendre accéder au sommet de l’Etat pour le gérer au nom et au profit du peuple. Ils ont connu le sort de ceux qui sont en avance sur leur temps, sort  fait de douleur, d’inquisition, d’incompréhension, d’indifférence et de solitude…S’il en est ainsi, c’est que Dieu l’a voulu.
    
Germain Mba Nguema assassiné, Jean Pierre Nzoghe Nguema emprisonné, humilié et torturé ; Marc Nan Nguema menotté, humilié et emprisonné ; Noêl Ngwa Nguema emprisonné, humilié  et sauvagement torturé. Presque tous sont décédés dans le silence malgré la violence de leur mort. 

De ces valeureux fils de Nguema, il reste en vie un seul qui a également été emprisonné, humilié : c’est Jean Marc Ekoh Nguema qui a été moqué depuis l’âge adulte jusqu’au crépuscule de sa vie par des gens sans moralité et irrespectueux de nos valeurs, mœurs, us et coutumes. Les jeunes doivent honorer et assister les Etres vieillissants en phase de partance.

Que s’est-il passé dans le passé pour que la malédiction frappe ces talentueux citoyens gabonais, ressortissants de la Famille de Nguema ? Bien formés, et techniquement qualifiés, ils n’ont point joué un rôle à la hauteur de leur charisme, de leur compétence et de leur engagement politique courageux en faveur du camp des démunis.

Quand meurt un homme, la multitude qui reste en vie le couvre d’éloges. Au Gabon, l’amitié, la fraternité et  l’amour,  qui sont enseignés et prônés dans tous les lieux ésotériques qui se veulent sains, ont laissé place à la haine, au mépris et à la moquerie. 

Nos valeurs ancestrales, en se mélangeant à celles qui ont été transplantées dans notre société par importation, ont perdu toute leur saveur. Les religions, particulièrement la catholique qui est la plus pratiquée au Gabon, ont assené des coups mortels à nos lieux saints ancestraux. Le métissage et le syncrétisme qui s’en sont dégagés ont, non seulement édulcoré leur teneur, mais en plus, ont transformé les gabonais, devenus poltrons et rendus plus malléables et peu audacieux. Dans cet embrouillamini général, quelques rares  compatriotes ont gardé leur dignité intacte ou presque. Parmi cette noble « oligarchie » morale et spirituelle se trouvent quelques uns de ma parenté : ces Nguema, dont j’ai toujours été fier et qui ont servi et qui serviront d’exemple et de guide à certains jeunes, comme le Christ l’est pour beaucoup depuis des générations. 

Porté par les premiers prêtres blancs venus de l’occident, l’homme noir africain, toujours abusivement hospitalier, a accueilli le Christ comme sauveur. Nos ancêtres, dans les temps anciens, après avoir donné leurs meilleurs fils aux esclavagistes négriers qui les conduisaient hors de l’Afrique pour des travaux corvéables mortels ; ont, dans les temps dits modernes, donné à l’église de Christ leurs fils, souvent premiers nés et le « bagage à mains » indispensable; dégarnissant ainsi la famille de ce qui incarnait sa divinité. Dans la Province du Moyen Ogooué, des familles miéné et fang ont poussé leurs enfants, souvent les meilleurs, à la profession religieuse dans les milieux protestants et  catholiques. 

Marc Saturnin Nan Nguema a échappé à la prêtrise après des rudes palabres entre ses clans maternel et paternel. Pour l’écarter de la voie sacerdotale il fut orienté vers l’éducation et la formation scolaires officielles traditionnelles. Ma naissance tardive et la généralisation de l’enseignement scolaire laïc m’ont soustraie de la voie des ordres. Malgré cela, il est resté gravé en nous un tenace sentiment religieux christique.

Noêl Aimé (je découvre ce second prénom qui est parmi les plus beaux prénoms français) Ngwa Nguema, notre oncle et ainé, est entré dans le monde ecclésiastique un peu comme « par défaut ». Chez les vrais fang d’antan, qui ne se laissaient pas embobiner par les dieux étrangers, une pièce rare comme Noël ne devait jamais sortir de sa famille. L’homme qui quitte sa famille naturelle d’origine,  pour une autre, sera toujours et  pour le reste de son existence un fils adoptif qui ne connaitra jamais toute l’histoire de sa famille d’adoption. Quand le fang qui opte  pour le service de l’église fait les vœux qui lui sont imposés, il ne sait pas à cet instant de sa vie, que l’avenir lui réserve un retour à la normativité qui le conduira à affronter des épreuves qui seront parfois en contradiction avec ses engagements sacerdotaux. Certes, les exégètes bibliques de l’idéologie christique ont retenu la confession comme moyen de se régénérer moralement et spirituellement après avoir péché ; cependant, la pratique du péché n’est pas éradiquée par l’aveu de la faute; sinon, tous les chrétiens fidèles adeptes et serviteurs de Christ n’auraient point de péchés.

Cher oncle, nos discussions sur la tradition fang, sur la profession de prêtre exercée par un fang me reviennent à la mémoire et me poussent à dire que Prêtre, tu t’étais condamné à assumer ton engagement religieux ; en gérant la chair et l’esprit, le corps et le sang de Jésus, le Possédé et l’Acquis. 

J’ai assisté à certaines de tes célébrations. J’en conclue aujourd’hui que c’est lorsque, de soutane vêtu, tu officiais à l’autel pour la célébration de l’eucharistie, droit tel une plante d’hysope, que tu étais vraiment  prêtre et christ totalement transfiguré en serviteur des Dieux. Sitôt ton soutane tombée, tu redevenais un citoyen qui avait des obligations sociales et humaines, et des droits en matière de justice, de liberté et de vérité ; exigeant pour les hommes et les femmes de ton temps des conditions  de vie collective convenables; en particulier pour ceux qui sont dans la douleur. Heureux les serviteurs de Dieu qui, face à la misère du peuple, ressentent de la douleur et dénoncent  l’oppression des pouvoirs autocratiques ; heureux et dignes sont-ils en réclamant la justice et le bonheur pour la multitude en sachant, par avance, qu’au bout se trouve la mort.

Lors de l’une de tes célébrations, tu parlais dans une homélie, avec ironie, de l’épisode du peuple d’Israël qui avait été esclave pendant 40 ans en Egypte, et qui, sous la conduite de Moise sortit de cet esclavage. Arrivé dans le désert, il eût faim et s’en prît violemment à Moïse. Israël reprochait à Moïse de l’avoir sorti du pays où il recevait une portion de nourriture, ration quotidienne, malgré les souffrances et les humiliations de leurs geôliers. Par ce qu’il avait faim, disais-tu, le « Peuple mis à part par Dieu » oublia subitement la rudesse de ses conditions de détention en Egypte, et y retourna en pensée, en souvenir …Oui, la faim ramenait le peuple de Dieu en prison. Ainsi va l’humanité. 

Oncle ! C’est par amour, respect, admiration et reconnaissance pour toi que j’ai décidé d’écrire ces lignes pour ne pas te laisser partir sans mots dire.

Ta mort a démontré que l’église catholique a perdu la pratique d’enterrer les prêtres à proximité de la paroisse où ils ont servi des années durant. L’église de Nzeng Ayong et toutes ses structures annexes sont ton œuvre. De ton vivant, tu avais clairement exprimé à tes parents et à tes confrères de l’église ta volonté d’y être enterré. Nombreux gabonais et gabonaises, civils et religieux peuvent en témoigner ; l’Archevêque y compris. La décision de t’inhumer à Saint-Jean a surpris plus d’un observateur ; moi aussi. Qu’est ce que ça aurait été juste et bon de te poster dans l’enceinte de « l’Eglise de l’Abbé Noël Ngwa de Nzeng-Ayong ». Cette décision est perçue comme une injustice qui déshérite  et déshonore   un « prélat »  qui a tout mis en œuvre pour donner aux Êtres pieux un lieu de rassemblement. Elle m’a fait écrire quelque part que : « La haine, fidèle compagne de l’Amour, portée par tes confrères et les tiers, t’a suivi jusqu’au tombeau…. » 

Mon Oncle, désormais tu es pour l’éternité en compagnie des nôtres, avec pour proches voisins, les autres adeptes amis du Christ….Et tu nous attends.






  

26 janv. 2014

DISCOURS DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE : CE QUE LE CHEF DE L'ETAT A DIT...CE QU'ON LUI A FAIT DIRE !

Dans aucun pays au monde, un chef suprême ne prend la plume pour rédiger intégralement ses discours. Chaque Chef d’Etat forme un groupe de rédacteurs choisis suivant certains critères dont deux sont essentiels à savoir : la connaissance et la maîtrise de sa pensée et de son programme politique et, la qualité et le bon style rédactionnel des écrivains sélectionnés… 

Les observateurs nationaux et internationaux assidus qui s’intéressent, depuis des années, à la politique gabonaise peuvent constater des différences entre les discours présidentiels du PDG-rénovation et ceux du PDG-émergent. 

Il est vrai que les hommes ne sont plus les mêmes, les niveaux de formation et d’expérience aussi… En comparaison, les nouveaux discours sont moins lourds, peu cohérents et de faible portée…   
« Depuis 2009, notre pays est un vaste chantier pour construire le Gabon émergent…de nombreux projets ont pris corps. Ils ont permis de consolider les fondamentaux Paix, Développement et Partage »
Quatre ans après sa prise du pouvoir, et dans la ligne droite qui mène à la présidentielle de 2016 (qui ne doit être reportée sous aucun prétexte), c’est avec une attention particulière que nous avons pris connaissance de l’allocution adressée par le Chef de l’Etat à son peuple. 

Aussi, nous avons tenu à examiner et à commenter très rapidement, de façon critique, ce que le Président gabonais a dit ou ce que les auteurs de son discours, du 31 décembre 2013, lui ont fait dire à ses compatriotes.

Une fois de plus, le « comité » qui a formalisé et traduit en discours la stratégie politique, économique, financière et sociale d’émergence du Gabon du Chef de l’Etat, a fait une présentation quelconque des projets en « cours d’exécution » y relatifs, qui doivent désormais constituer les supports permanents d’appui et d’accompagnement de ses discours.

Le caractère solennel de cet évènement, qui a lieu deux fois par an (31 décembre et 17 août), n’a été à peine perceptible que dans la restitution dynamique du texte par un orateur qui se voulait convaincant et convaincu. 

Objectivement et malheureusement, une fois encore, l’argumentaire n’a pas été suffisamment robuste. 

A la lecture, on s’aperçoit clairement que le discours présidentiel est mal agencé, il est déséquilibré et composé de paragraphes aux articulations incohérentes. 

On a l’impression que le discours est le produit de quelques rédacteurs et qu’il a été confectionné à partir des parties éparses reliées bout à bout, sans une synthèse logique de l’assemblage de celles-ci. Et pourtant, ce ne sont pas les éléments à mettre en valeur qui manquent aux émergents. Ce qui rabaisse davantage la portée des propos présidentiels, c’est le mode de présentation qui est fait de thèmes disparates, jetés pèle mêle. 

Ces thèmes ne sont pas hiérarchisés et ordonnancés… Et surtout, dans ce mode de communication, certaines données importantes n’y ont pas de place, et peuvent, de ce fait, paraître saugrenues, à l’exemple du « parachutage » des montants des ressources relatives à l’emprunt international et à la dotation du FNAS (700 et 300 milliards). 

Toujours est-il que l’orateur s’est montré serein et décontracté, confiant, sûr et certain que son action donne une impulsion au pays. Nous étions loin de l’image qui se dégageait de lui lors de l’allocution prononcée devant le parlement et le sénat  réunis en congrès, image d’un président nerveux, excité, prêt au combat contre ses contradicteurs. 

Ce changement pourrait s’expliquer par l’autosatisfaction qu’Ali tire des avancées qu’il constate, malgré des retards, dans la mise en œuvre des projets contenus dans « l’avenir en confiance », qu’il a naturellement vanté. 

Quant au contenu, c’est certainement l’un des discours le moins bien argumenté depuis son accession au pouvoir en 2009. Les  thèmes aussi importants que la paix, le dialogue, la biométrie, la solidarité, le patriotisme n’ont été qu’effleurés. Il a parlé de « Paix, Développement et Partage » en les illustrant par  la biométrie : 
« Je me réjouis de ce que la mise en œuvre effective de la biométrie ait été une occasion de consolider notre démocratie ». 
Et le président de la république de remercier les acteurs politiques et les autres instances pour « le bon déroulement d’un scrutin libre et transparent qui contribue à renforcer davantage la crédibilité et le prestige de notre pays ».  

Tout citoyen, celui qui est garant des institutions le premier,  a le droit d’apprécier à sa manière les évènements sociopolitiques du pays. Concernant la biométrie électoraliste, peu de gens en tire satisfaction par le fait que rien n’a changé. L’organisation et la gestion du scrutin par les autorités électorales ont été mauvaises… Les comportements scandaleux de certains candidats qui ont pré-inscrit les citoyens sur les listes électorales et déplacé les électeurs vers leur circonscription pour voter en leur faveur, ont dénaturé la liberté de vote et la véracité des résultats.

La biométrie n’a eu pour effet que de valider la massive fraude électorale organisée par les riches candidats. Si le scrutin pour les locales « contribue à renforcer davantage la crédibilité et le prestige de notre pays », qu’en sera-t-il du scrutin présidentiel ? 

Sans une révision du code électoral, sans une réorganisation juste et impartiale des organes chargés de la conduite des élections, la biométrie ne sera d’aucun apport pour la transparence électorale et le vote ne sera jamais libre au Gabon. 

A terme, la biométrie se transformera en un instrument au service des mêmes forces et acteurs politiques pour assurer leurs victoires électorales, elle accréditera la fraude et annihilera le contentieux post électoral. A l’évidence, il y a encore d’énormes améliorations à apporter dans ce domaine. 

Autre thème important évoqué : les négociations entre le Gouvernement et les partenaires sociaux qui « témoignent de la vitalité de notre dialogue social »

Généralement, le dialogue social (en réalité négociations sociales), met en présence les organisations professionnelles, patronales et syndicales privées ou publiques en cas de conflits. Ces négociations (dialogue) font partie des modalités à mettre en œuvre pour la résolution des crises. 

Au dessus de ce cadre de concertation se trouve le cadre politique qui est, par nature, le lieu où le dialogue prend un tout autre sens. Voir « la vitalité de notre dialogue », même social, dans les négociations gouvernement-partenaires sociaux, est réducteur de cette valeur qui est l’une des composantes de la Paix sociale et de la démocratie. 

Les termes « concertation » ou « négociation» paraissent plus appropriés que « dialogue» qui est plus global et plus conforme aux situations sociopolitiques. 

Dans ce contexte spécifique, Ali a annoncé la création du « Conseil national de l’éducation, de la formation et de la recherche et d’un Compte spécial pour les investissements des formations sanitaires publiques ». 

Puis il a parlé des activités financières et économiques : de l’obtention de 700 milliards F CFA sur le marché financier international, de la possibilité de diversifier l’économie… de la livraison du barrage de Grand Poubara et de la centrale d’Alenakiri, puis il a réaffirmé sa vision par une formule appropriée : 
« Le Gabon est en marche vers l’émergence grâce à une approche cohérente et structurante de notre stratégie. »
En condamnant certaines pratiques, le président a pris le risque de faire passer son discours pour un « catalogue de bonnes intentions », d’« effets d’annonces » ou un « aveu d’échec ». 

Il dit  de la CNAMGS qu’elle canalise d’importantes ressources financières …mais, ajoute-t-il, « j’observe la persistance d’un problème de redistribution des fonds destinés à chaque structure sanitaire » et de préconiser la « création d’un compte spécial (un de plus !) pour les investissements des formations sanitaires publiques… »

Passant à l’important dispositif de solidarité du «  Fonds National d’Aide Sociale : FNAS», qui doit profiter davantage aux foyers économiquement faibles, le Chef de l’Etat parle de reconsidérer « la stratégie de solidarité sociale en déployant une nouvelle politique d’accompagnement de ces foyers »

Il nous a informé que sur les 300 milliards F CFA de crédits budgétaires alloués à l’aide et subventions, « seuls 20% bénéficient réellement aux couches sociales les plus défavorisées »… où vont les 80% restants ? 

Réaction d’Ali : « cela doit changer, et cela va changer en 2014 », que le dispositif officiel d’aide sociale coexiste avec un dispositif plus efficace et plus lisible mis en place par son épouse, autour du FNAS et de la CNAMGS… « pour lutter contre la pauvreté et s’attaquer aux facteurs aggravants de précarité et d’exclusion »…. 

Conclusion normale, « cette assistance de l’Etat aux personnes les moins favorisées ne se fera pas sans conditions » : lesquelles ? 

Il n’en parle pas… mais déclare que ce « principe de l’effort en contrepartie du soutien de l’Etat sera étendu à tous les secteurs…» 

Indubitablement, ce discours est peu convaincant et décevant pour les populations, pour les forces politiques et sociales, en particulier celles qui soutiennent son action ; mais peut-être moins pour les partenaires du Gabon. 

Le discours ne comporte aucun élément positif pouvant susciter l’enthousiasme des couches les plus vulnérables qui sont les plus nombreuses. On retient que des organismes existants seront réorganisés et de nouveaux créés, que les modalités de gestion financière seront rendues plus efficaces, que « des efforts seront demandés aux catégories sociales les plus vulnérables en contrepartie de l’aide sociale de l’Etat »

C’est ici que la politique sociale de l’émergence perd toute sa crédibilité. Quels efforts peuvent fournir les catégories sociales les plus vulnérables ? Quelles catégories sociales peuvent être qualifiées de plus vulnérables au Gabon ? Handicapés, jeunes filles mères célibataires, chômeurs, retraités, grands malades…Ali ne les cite pas et leur demande de faire des efforts pour avoir l’aide sociale de l’Etat : nous sommes dans le donnant-donnant. 

A la fin de son discours, le Président de la République gabonaise a lancé un appel à ses compatriotes. Cet appel contient toute la substance, toute l’essence et traduit l’état d’esprit des « éminences grises de l’émergence » qui participent au quotidien à la mise en œuvre de la nouvelle économie politique du Gabon. 

Cet historique appel aux accents "Omariens" : 
« Une fois encore, une fois de plus, je voudrais réitérer mon appel au patriotisme et inviter chacun au rassemblement devant les défis que l’histoire nous invite à relever ensemble. Je demande à chacune et à chacun de rejeter résolument les critiques primaires et subjectives, la stigmatisation systématique de l’action publique, les dénigrements intempestifs, instinctifs et stériles » 
et d’ajouter que « Les marques de confiance que nous témoigne la communauté internationale doivent nous interpeller et nous rassurer sur la pertinence de nos choix »

Pour terminer, notons que le Chef de l’Etat ne s’est pas prononcé sur : la politique d’accès au logement, la situation globale des finances publiques, le processus de démocratisation du pays et la place de l’opposition dans la vie politique…Les crimes rituels, la sécurité et la protection des biens et des personnes….Vive le 17 Août 2014 et vivement 2016.