14 janv. 2013

L’ARMEE ET LE POUVOIR POLITIQUE AFRICAIN


A tout moment, un minuscule groupe de soldats armés et déterminés peut provoquer une crise politique majeure et inattendue dans un pays qualifié de démocratique et réputé en paix. En cas de crise socio nationale aiguë, si les militaires, conscients de leur puissance, décident de l’utiliser, il est souvent très difficile de les arrêter. Pour cela, il faut donner une formation polyvalente aux soldats, aux policiers, aux gendarmes et à tous les autres corps habillés qui ont pour métier le maniement des armes à feu afin qu’ils adoptent un comportement et un esprit patriotiques, mais aussi le sens du discernement nécessaire pour comprendre où se situent les intérêts du pays et de la majorité des citoyens. 

Il est faut et fallacieux de penser et d’affirmer que l’armée est apolitique. Dans tous les pays et continents du monde, et en particulier en Afrique, l’armée est, à priori, inféodée aux institutions étatiques. Elle est légalement au service de la puissance publique. Par périodes, si les gouvernants déclarent que l’intégrité territoriale du pays est menacée, elle intervient pour préserver l’ordre. De même, si la paix sociale et l’ordre public sont menacés, elle agit pour ramener la tranquillité. Dans les pays noirs en développement, l’armée doit être une composante du nationalisme et du patriotisme, comme elle est l’un des éléments constitutifs des institutions républicaines, et de souveraineté dans les pays développés… Vive la République, vive l’Armée, vive la Démocratie gabonaise et le patriotisme.

GABON : INCOHERENCES, DESOLATIONS POLITIQUES ET FUITE DU TEMPS


L’on ne doit pas confondre l’intérêt général avec l’intérêt particulier. Quand des citoyens se mettent ensemble pour proposer aux populations un « produit » qui est bien accueilli, il faudrait comprendre qu’un besoin particulier existant est en voie de satisfaction. Les tentatives d’unité de l’opposition gabonaise échouent par la faute des personnalités qui y sont impliquées et qui n’arrivent pas à se surpasser en intégrant ou en arrimant leurs intérêts à ceux des autres gabonais. 

C’est vrai que ce processus d’intégration et d’arrimage est un exercice intellectuel qui parait surhumain pour certains, mais c’est la condition sine qua non pour être qualifié et considéré comme un véritable patriote, un grand Homme. La grandeur se trouve dans le renoncement et la douleur.

L’invitation des responsables des partis politiques de l’opposition et de la majorité par le chef de l’Etat n’a pas eu et ne pouvait pas avoir une grande portée. Au Gabon, quand  les concertations entre le Pouvoir et l’Opposition portent sur les questions économiques, elles mobilisent rarement le maximum des acteurs politiques. De plus, la présidence de la République a modifié au dernier moment les modalités de discussion et de dialogue entre les délégations et leur hôte. 

GABON : BIENS MAL ACQUIS (BMA) PAR QUI, COMMENT ET POUR QUI ?


Pour aborder en vérité et avec franchise la question des BMA, il ne faut avoir rien à se reprocher. Ainsi, on peut en parler avec détachement : sans passion, sans parti pris, sans contrainte aucune, et sous la dictée de personne. J’ai été pendant dix ans à la Présidence de la République avec le « titre ronflant » de Conseiller Personnel. J’affirme que beaucoup de simples gens, de notables, et de personnalités politiques, gabonais et étrangers, ont bénéficié des donations de « mon frère et Chef,  Omar Bongo Ondimba », dont la qualité et la quantité étaient fonction de la nature de ses relations avec leurs bénéficiaires, de sa propre appréciation de ces relations et de leurs intérêts mutuels et réciproques. Bongo a beaucoup donné et, beaucoup ont reçu de lui. Certes, bien mal acquis ne profite pas, mais égaye pendant quelques temps. Omar n’est plus là, et nombreux stipendiés se plaignent maintenant de ne plus rien obtenir de son successeur Ali Bongo Ondimba.

Que veulent démontrer et quels objectifs visent ceux qui parlent des Biens Mal Acquis (BMA) par certains gabonais qui ont bénéficié des faveurs du système de gouvernance d’Omar Bongo ? 

Faveurs sous la forme des biens directement octroyés aux siens : parents, amis, connaissances et fidèles alliés , faveurs indirectes en les plaçant à de juteux postes aux avantages et aux revenus sur mesure, et faveurs par les deux procédés. Les BMA posent un problème réel et fondamental  qui concerne tous les compartiments de la vie de la nation. Ils touchent au favoritisme, au régionalisme, au tribalisme et à la fidélité à l’égard du pouvoir politique et de ses détenteurs. Ils touchent surtout à l’éthique, à la morale et à la justice sociales. 

2 déc. 2012

ORAISON FUNEBRE PRONONCEE A L'OCCASION DES FUNERAILLES DE MARC SATURNIN NAN NGUEMA.


Port-Gentil (GABON), le vendredi 16 Novembre 2012 à l'Eglise Saint-Louis
 « Il n’y a sur terre, nul homme qui ne fasse que le bien et qui jamais ne pèche. Nous sommes tous pécheurs et quémandeurs de pardon pour certains de nos actes ». 
Marc, tu seras toujours adulé et présent parmi les vrais patriotes... Et, un jour à venir, quelqu’un d’honnête et de sincère dira quelque part dans le monde : 
« Il y a des années, il s’était élevé au Gabon, petit pays de l’Afrique Centrale, un  Grand Homme, ignoré, méconnu et incompris, au nom de Marc Saturnin NAN NGUEMA…
Mon Père, chers Parents et Amis.
Accordez-moi votre indulgence. En cette solennité exceptionnelle, comment ne pas prendre un peu de temps ; quelques minutes ; les dernières qu’on peut donner à un Etre aimé qui vous quitte. Ce sera un peu long mais soyez patients. 
Par la force des choses, et les prescriptions divines, je me retrouve une fois encore, chargé  de la douloureuse et pénible mission, de parler devant un cercueil qui contient le corps inanimé, d’un Etre qu’on a aimé, qu’on aime et qu’on aimera toujours.
Bonnes gens ! 
Nous allons mettre en terre gabonaise de Port-Gentil, un Etre qui a été, et qui demeurera une icone pour beaucoup  d’entre nous qui sommes présents ici ; et sûrement, pour d’autres qui sont absents. Cet Etre qui était admirable, aimable et d’une véritable tendresse ; demeurera aussi pour nombreux, une énigme, une interminable interrogation, une source de tristesse et de regrets inachevés. 

19 nov. 2012

L’ENTOURLOUPE DE LOUIS GASTON MAYILA PRESIDENT DE L’UFC


Je souhaite que cet article soit lu et critiqué par les véritables opposants, militants et dirigeants, et par mon ainé Louis Gaston Mayila (LGM) qui est l’un des rares compatriotes de qui m’appelle « petit frère » parce que nous nous connaissons depuis longtemps. Ceux qui le connaissent et qui ont été informés de son lâchage des autres opposants ne peuvent pas s’en émouvoir, c’est du Louis Gaston à l’état pur. On peut dire qu’il est égal à lui-même. Il n’y a rien de nouveau sous le soleil. Pour quelques deniers, le Christ a été livré par Judas. 
Par peur, Pierre, à trois reprises, a renié son Maitre. Maitre Louis Gaston Mayila n’a rien fait d’extraordinaire, il a succombé à la faiblesse en se soumettant à la tentation. Il n’est pas le premier et sûrement pas le dernier…Qui vivra verra ! 

Toute structure économique, sociale, religieuse, culturelle ou politique n’a de valeur et de rayonnement qu’à travers la qualité des personnes qui y adhèrent et surtout, celles qui la dirigent au nom du groupe. 

Le meeting de l’Union des Forces du Changement (UFC) du samedi dernier à Rio, a démontré que les limites et les entraves à la robustesse de l’opposition gabonaise venaient d’abord de ses leaders, dont certains se comportent comme des malpropres, membres de la mafia. .


ELUCUBRATIONS DE MORTEL


La loi des nombres veut que la probabilité d’avoir des qualités ou des défauts, dans deux groupes distincts, est plus élevée dans la population la plus importante. Mais, dans une population humaine donnée, il n’y a jamais que des idiots. Le Gabonais souffre psychologiquement, moralement, il souffre de faim et de l’insécurité dans les villes et les villages. Cette souffrance est surtout le fait de ses semblables qui prennent des parts qui devraient revenir aux autres. Ils prennent jusqu’aux vies des autres pour leur « bonheur ». La détention du pouvoir suprême est une lourde responsabilité qui exige sagesse, discernement, écoute et dialogue. Il faut se parler et arriver à des points d’accord pour la paix de tous.  

Le climat politique actuelle, qui est caractérisé par une méchante et sournoise crise multiforme, n’a pas l’air de préoccuper les gouvernants qui continuent à se comporter comme si tout allait pour le mieux dans un Gabon prospère et qu’il n’est pas urgent de prendre des décisions courageuses et porteuses d’accalmie. 

Comme dans une méprise générale, les gouvernants traitent la colère qui se dégage des tréfonds des populations avec une naïve et blâmable légèreté qui s’apparente au dédain et à l’indifférence.  

CONFERENCE NATIONALE SOUVERAINE LES FORCES ARMEES ET LA PATRIE EN DANGER


La place et le rôle des hommes en tenue doivent être abordés au préalable par les parties en présence en cas de dérapage des assises prévues et voulues par le peuple. Même si la Conférence Nationale Souveraine ne va pas résoudre tous les problèmes du Gabon, elle doit se tenir. Certains thèmes très sensibles risquent de polariser les débats. 

Qu’importe, pourvu que le maximum de citoyens y prenne part, directement pour les uns, indirectement pour les autres. Ce pourrait être le cas pour nos forces de l’ordre qui devraient se positionner en facilitateur « neutre », si besoin se trouve.


L’ARGENT, LA LIBERTE, LE POUVOIR, LA DEMOCRATIQUE

A un certain âge et par l’expérience acquise, l’homme libre ne doit plus défendre les idées, mais avoir des convictions. Il doit promouvoir la Démocratie et prendre clairement sa position sur les questions qui secouent son pays et dépriment son peuple. C’est son ultime combat ; ses adieux à la vie sous sa forme terrestre grossière.



La crise qui mine les sociétés modernes est fatale et vieille comme le monde. Elle est gravée dans le sang de l’homme. Elle est en perpétuelle contradiction avec l’une des valeurs, sinon la valeur la plus noble que l’homme traite, hélas souvent, avec légèreté. Cette crise commune aux sociétés humaines c’est le « manque d’Amour » et la noble valeur bafouée c’est la « Liberté ». 

Qu’en est-il du Gabon ? 

LES VALEURS FRANCOPHONES ET L’ALTERNANCE PATRIARCO-FILIALE AFRICAINE


Triste est le sort des peuples noirs, anciennes colonies de la France, qui n’ont pas voulu ou su s’approprier l’alternance, pratique démocratique majeure qui, si elle est intégrée dans l’organisation de leurs sociétés, aurait pu les rapprocher davantage positivement des valeurs de la civilisation universelle, qui est l’œuvre historique commune de tous les peuple de la planète, et les aurait décomplexé vis-à-vis de leurs anciens Maitres. 

La non insertion des valeurs, tels : la liberté, les droits humains, la justice et la concertation dans la structuration des Etats post-coloniaux a donné à certains chefs noirs une laide image qui suscite, à leur égard, de la part de leurs homologues : moquerie, inconsidération voire du mépris. Il existe, certes, des limites plus ou moins importantes à la gouvernance de chaque Etat du monde. Toutefois, ces limites prennent un caractère particulièrement grossier et misérable sous le soleil tropical… Non, Messieurs! La misère n’est, ni plus supportable, ni moins pénible au soleil.

25 sept. 2012

"MA VISION DE LA SUCCESSION D'OMAR BONGO ONDIMBA..."

Complément à l'article " CRISE SUCCESSORALE AU SOMMET DE L'ETAT GABONAIS" :

"En ma modeste qualité de Conseiller Personnel, quelques années avant sa mort, comme l’ont certainement fait d’autres patriotes, j’avais attiré l’attention du Président Omar Bongo Ondimba sur la nécessité de préparer sa succession  (voir document ci-dessous). Hélas ! On ne prête qu’aux riches et les grandes douleurs sont muettes…"





22 sept. 2012

LES TEMPS PRESENTS : LA CONFERENCE NATIONALE SOUVERAINE, DE L’EMBARRAS DU POUVOIR A L’ESPOIR DE L’OPPOSITION.


LE DILEMME CORNELIEN DU PRESIDENT A. BONGO ONDIMBA - De mémoire de citoyen, je n’avais jamais entendu un discours politique, à la fois  aussi mal rédigé que mal restitué, que celui du Président de la République devant les Sénateurs et les Députés. Un véritable bafouillage, un salmigondis écrit à la va-vite par de piètres experts mal inspirés, sans expérience politique étatique, sans culture et formation en stratégie et communication politiques et sans soucis pour la forme et le contenu des adresses destinées à la diversité nationale, dans un contexte marqué par une extrême tension socio politique. Quelle était la trame de fonds du discours du Chef de l’Etat ? Un avertissement ? Une mise en garde ou une menace en direction de l’opposition ?  Une invite de la « majorité » à la solidarité et au rassemblement face au péril xénophobe, raciste, tribaliste ? Ou simplement la réaffirmation de l’autorité du chef ? Les experts du palais ont voulu écrire un très bon mauvais discours au Chef de l’Etat. Ils l’ont fait. Mieux, ils ont réussi autre chose : jeter de l’huile au feu et avilir davantage l’autorité et l’image de leur champion.

Marches, discours, déclarations et meetings populaires se suivent d’un camp politique à l’autre. Qui de l’Opposition ou du Pouvoir Emergent (outrageusement qualifié de "majorité"), va parvenir à imposer ses vues et sa volonté sur la tenue-pour l’opposition-et la non tenue- pour le pouvoir, de la Conférence Nationale Souveraine ? 

A PROPOS DE LA CONFERENCE NATIONALE SOUVERAINE


Dans un précédent article intitulé « Aux démocrates patriotes et amis du Gabon (à lire ici) », face à l’immobilisme économique, social et politique du pays, j’interpellais  les démocrates de tous les bords et camps politiques : majorité, opposition, associations et syndicats représentatifs de la société civile, et toutes les autres entités laïques et religieuses qui observent notre société. En reprenant certains arguments contenus dans mes précédentes publications,  j’avais insisté sur l’impérieuse nécessité d’organiser ce que je qualifiais de « Rencontre de Concertation et de Dialogue National » qui devait être initiée par un groupe de compatriotes conscients des menaces qui pèsent sur le pays et nos vies. 

Nous rédigeons le présent article à la suite des informations obtenues de la rencontre des présidents gabonais et français et de la proposition d’organiser une « Conférence Nationale » faite, depuis Paris, par l’opposition et les autres forces sociales. Si cette information est réelle, de près et de loin, les différentes composantes du Gabon doivent y prendre part. Un adage gabonais dit que « c’est pour avoir voulu navigué seul que la trajectoire du fleuve a pris une forme sinueuse ». Et, les français de France de préciser : « malheur à l’homme seul ».