6 févr. 2013

GABON : SEEG ET SOVOG DANS LE COLLIMATEUR DE L’EMERGENCE


Parmi les organismes créés ou à créer, pour accompagner et soutenir l’économie politique libérale de l’Emergence se trouvent, entre autres, l’Agence nationale des grands travaux (ANGT), le Fonds Souverain de la République Gabonaise (FSRG), le Centre de développement des entreprises (CDE), la Caisse de Dépôt et Consignation (CDC), les futures compagnies aérienne et pétrolière etc. 

De même, le régime tente de redynamiser les sociétés dont l’image se dégrade dans les populations pour cause de mauvaise qualité de produits ou prestations, c’est le cas de la SOVOG et la SEEG qui sont dans le collimateur de l’Etat. 

Sur quelle logique repose l’action de l’Etat en matière de stratégie économique et financière pour développer les infrastructures et générer des ressources budgétaires propres pour le financement les opérations de développement pour l’Emergence du pays ?

2013 : ANNEE DE L’APAISEMENT ET DE LA CONCORDE ?

Vivement que 2013 soit l’année de l’affirmation d’une vie politique apaisée qui permettra le redressement et la relance du processus de démocratisation du Gabon.

L’un des évènements qui ferait la démonstration de la volonté de cet apaisement est la réhabilitation, sans conditions, de l’Union Nationale (UN,) dont les responsables doivent reprendre leur place dans le cadre officiel des activités politiques légales du pays. 

Il est souhaitable que le Chef de l’Etat décrète une « amnistie » en faveur des dirigeants de l’UN dont l’absence de la scène politique constitue une « fausse note » pour la crédibilité de notre Démocratie qui est faite, depuis des décennies, de consensus et de concertation. Que 2013 soit l’année de l’apaisement et de la clarification politico démocratiques…

VULGATES ET ELUCABRATIONS D’INITIE : NAÎTRE, VIVRE… VIEILLIR ET MOURIR.


Durant la vie, tous les rendez-vous de l’Homme se font avec l’Homme, et toujours pour une raison précise : se parler ou effectuer un acte consenti. Le rendez-vous est un arrangement, une décision concertée qui peut ou pas se concrétiser par une rencontre, une entente. 

Le seul rendez-vous qui n’en n’est pas réellement un est celui que l’homme a avec la mort. Et, il passe parfois par le vieillissement, qui commence dès la naissance et se propage en nous avec le temps qui passe.  En effet, la Vie de tout Homme se déroule dans le Temps et dans l’Espace qui sont les deux grands vecteurs de son insertion dans le Monde. 

L’homme veut durer, mais c’est un Etre fini ; il veut le paradis mais il  craint la mort. Sans qu’il s’en rende compte, son corps se dégrade continuellement. Si le vieillissement extérieur est visible et palpable, le vieillissement des parties internes est presque personnalisé, il est lié à la divinité, il est source de grandes souffrances et de douleur secrète. C’est la préparation à la mort. 

LA VERITE PAR LA PAROLE ET LE SILENCE


Cet écrit est destiné en priorité à ceux qui ont connu la douloureuse mais exaltante épreuve d’accompagner un Etre cher, agonisant et mourant, à son dernier souffle. Nous devons affronter cette épreuve très plus pénible qui contribue à nous préparer à mieux attendre notre tour.

Un jour, un vieil homme mourant, et donc en partance pour « l’au-delà » m’avait invité à m’asseoir à ses côtés. Je me suis exécuté. Et, silencieux, il posa sur moi un regard à la fois vide, profond et expressif qui me fit frémir. Il avait vieilli au point qu’il était frêle et dégageait une pathétique fragilité. Avant son discours, il se racla la gorge à trois reprises comme pour dégager ses cordes vocales. Il en sortit un son qui ressemblait à un sanglot.... De sa position couchée, il se redressa très lentement en s’aidant de sa canne, et se retrouva assis sur son lit où étaient étendus un chasse mouche et un natte tissée en matériaux de chez nous. Un rictus en guise de sourire laissa voir une partie de sa bouche édentée. 

4 févr. 2013

DROIT DE REPONSE A GABONENERVANT


Ces quelques mots ne constituent pas un article en tant que tel, mais est une réponse au commentaire de compatriotes du blog "GABONENERVANT".

Effectivement, suite à la parution d'un de mes billets : BIEN MAL ACQUIS, PAR QUI ? COMMENT ET POUR QUI ?  , le blog GABONENERVANT a donné son avis sur mes propos. 

Tout d'abord, j'espère qu'un jour la liberté donc jouissent les gabonais grâce à ce formidable outil qu'est Internet pourra être établie au sein de notre pays. Qu'un débat contradictoire, respectueux et portant sur les "vrais" sujets de société et les véritables problématiques quotidiennes des gabonais soit organisé afin que chacun, de manière objective et intelligente, expose ses solutions et stratégies pour sortir le GABON de sa situation actuelle. Bien trop souvent les gouvernants esquivent les grands sujets de ce pays pour s'engouffrer dans des débats politiciens ou pseudo intellectuel....

Ceci dit, je viens donc, avec ces courtes lignes, éclaircir votre lecture.



14 janv. 2013

L’ARMEE ET LE POUVOIR POLITIQUE AFRICAIN


A tout moment, un minuscule groupe de soldats armés et déterminés peut provoquer une crise politique majeure et inattendue dans un pays qualifié de démocratique et réputé en paix. En cas de crise socio nationale aiguë, si les militaires, conscients de leur puissance, décident de l’utiliser, il est souvent très difficile de les arrêter. Pour cela, il faut donner une formation polyvalente aux soldats, aux policiers, aux gendarmes et à tous les autres corps habillés qui ont pour métier le maniement des armes à feu afin qu’ils adoptent un comportement et un esprit patriotiques, mais aussi le sens du discernement nécessaire pour comprendre où se situent les intérêts du pays et de la majorité des citoyens. 

Il est faut et fallacieux de penser et d’affirmer que l’armée est apolitique. Dans tous les pays et continents du monde, et en particulier en Afrique, l’armée est, à priori, inféodée aux institutions étatiques. Elle est légalement au service de la puissance publique. Par périodes, si les gouvernants déclarent que l’intégrité territoriale du pays est menacée, elle intervient pour préserver l’ordre. De même, si la paix sociale et l’ordre public sont menacés, elle agit pour ramener la tranquillité. Dans les pays noirs en développement, l’armée doit être une composante du nationalisme et du patriotisme, comme elle est l’un des éléments constitutifs des institutions républicaines, et de souveraineté dans les pays développés… Vive la République, vive l’Armée, vive la Démocratie gabonaise et le patriotisme.

GABON : INCOHERENCES, DESOLATIONS POLITIQUES ET FUITE DU TEMPS


L’on ne doit pas confondre l’intérêt général avec l’intérêt particulier. Quand des citoyens se mettent ensemble pour proposer aux populations un « produit » qui est bien accueilli, il faudrait comprendre qu’un besoin particulier existant est en voie de satisfaction. Les tentatives d’unité de l’opposition gabonaise échouent par la faute des personnalités qui y sont impliquées et qui n’arrivent pas à se surpasser en intégrant ou en arrimant leurs intérêts à ceux des autres gabonais. 

C’est vrai que ce processus d’intégration et d’arrimage est un exercice intellectuel qui parait surhumain pour certains, mais c’est la condition sine qua non pour être qualifié et considéré comme un véritable patriote, un grand Homme. La grandeur se trouve dans le renoncement et la douleur.

L’invitation des responsables des partis politiques de l’opposition et de la majorité par le chef de l’Etat n’a pas eu et ne pouvait pas avoir une grande portée. Au Gabon, quand  les concertations entre le Pouvoir et l’Opposition portent sur les questions économiques, elles mobilisent rarement le maximum des acteurs politiques. De plus, la présidence de la République a modifié au dernier moment les modalités de discussion et de dialogue entre les délégations et leur hôte. 

GABON : BIENS MAL ACQUIS (BMA) PAR QUI, COMMENT ET POUR QUI ?


Pour aborder en vérité et avec franchise la question des BMA, il ne faut avoir rien à se reprocher. Ainsi, on peut en parler avec détachement : sans passion, sans parti pris, sans contrainte aucune, et sous la dictée de personne. J’ai été pendant dix ans à la Présidence de la République avec le « titre ronflant » de Conseiller Personnel. J’affirme que beaucoup de simples gens, de notables, et de personnalités politiques, gabonais et étrangers, ont bénéficié des donations de « mon frère et Chef,  Omar Bongo Ondimba », dont la qualité et la quantité étaient fonction de la nature de ses relations avec leurs bénéficiaires, de sa propre appréciation de ces relations et de leurs intérêts mutuels et réciproques. Bongo a beaucoup donné et, beaucoup ont reçu de lui. Certes, bien mal acquis ne profite pas, mais égaye pendant quelques temps. Omar n’est plus là, et nombreux stipendiés se plaignent maintenant de ne plus rien obtenir de son successeur Ali Bongo Ondimba.

Que veulent démontrer et quels objectifs visent ceux qui parlent des Biens Mal Acquis (BMA) par certains gabonais qui ont bénéficié des faveurs du système de gouvernance d’Omar Bongo ? 

Faveurs sous la forme des biens directement octroyés aux siens : parents, amis, connaissances et fidèles alliés , faveurs indirectes en les plaçant à de juteux postes aux avantages et aux revenus sur mesure, et faveurs par les deux procédés. Les BMA posent un problème réel et fondamental  qui concerne tous les compartiments de la vie de la nation. Ils touchent au favoritisme, au régionalisme, au tribalisme et à la fidélité à l’égard du pouvoir politique et de ses détenteurs. Ils touchent surtout à l’éthique, à la morale et à la justice sociales. 

2 déc. 2012

ORAISON FUNEBRE PRONONCEE A L'OCCASION DES FUNERAILLES DE MARC SATURNIN NAN NGUEMA.


Port-Gentil (GABON), le vendredi 16 Novembre 2012 à l'Eglise Saint-Louis
 « Il n’y a sur terre, nul homme qui ne fasse que le bien et qui jamais ne pèche. Nous sommes tous pécheurs et quémandeurs de pardon pour certains de nos actes ». 
Marc, tu seras toujours adulé et présent parmi les vrais patriotes... Et, un jour à venir, quelqu’un d’honnête et de sincère dira quelque part dans le monde : 
« Il y a des années, il s’était élevé au Gabon, petit pays de l’Afrique Centrale, un  Grand Homme, ignoré, méconnu et incompris, au nom de Marc Saturnin NAN NGUEMA…
Mon Père, chers Parents et Amis.
Accordez-moi votre indulgence. En cette solennité exceptionnelle, comment ne pas prendre un peu de temps ; quelques minutes ; les dernières qu’on peut donner à un Etre aimé qui vous quitte. Ce sera un peu long mais soyez patients. 
Par la force des choses, et les prescriptions divines, je me retrouve une fois encore, chargé  de la douloureuse et pénible mission, de parler devant un cercueil qui contient le corps inanimé, d’un Etre qu’on a aimé, qu’on aime et qu’on aimera toujours.
Bonnes gens ! 
Nous allons mettre en terre gabonaise de Port-Gentil, un Etre qui a été, et qui demeurera une icone pour beaucoup  d’entre nous qui sommes présents ici ; et sûrement, pour d’autres qui sont absents. Cet Etre qui était admirable, aimable et d’une véritable tendresse ; demeurera aussi pour nombreux, une énigme, une interminable interrogation, une source de tristesse et de regrets inachevés. 

19 nov. 2012

L’ENTOURLOUPE DE LOUIS GASTON MAYILA PRESIDENT DE L’UFC


Je souhaite que cet article soit lu et critiqué par les véritables opposants, militants et dirigeants, et par mon ainé Louis Gaston Mayila (LGM) qui est l’un des rares compatriotes de qui m’appelle « petit frère » parce que nous nous connaissons depuis longtemps. Ceux qui le connaissent et qui ont été informés de son lâchage des autres opposants ne peuvent pas s’en émouvoir, c’est du Louis Gaston à l’état pur. On peut dire qu’il est égal à lui-même. Il n’y a rien de nouveau sous le soleil. Pour quelques deniers, le Christ a été livré par Judas. 
Par peur, Pierre, à trois reprises, a renié son Maitre. Maitre Louis Gaston Mayila n’a rien fait d’extraordinaire, il a succombé à la faiblesse en se soumettant à la tentation. Il n’est pas le premier et sûrement pas le dernier…Qui vivra verra ! 

Toute structure économique, sociale, religieuse, culturelle ou politique n’a de valeur et de rayonnement qu’à travers la qualité des personnes qui y adhèrent et surtout, celles qui la dirigent au nom du groupe. 

Le meeting de l’Union des Forces du Changement (UFC) du samedi dernier à Rio, a démontré que les limites et les entraves à la robustesse de l’opposition gabonaise venaient d’abord de ses leaders, dont certains se comportent comme des malpropres, membres de la mafia. .


ELUCUBRATIONS DE MORTEL


La loi des nombres veut que la probabilité d’avoir des qualités ou des défauts, dans deux groupes distincts, est plus élevée dans la population la plus importante. Mais, dans une population humaine donnée, il n’y a jamais que des idiots. Le Gabonais souffre psychologiquement, moralement, il souffre de faim et de l’insécurité dans les villes et les villages. Cette souffrance est surtout le fait de ses semblables qui prennent des parts qui devraient revenir aux autres. Ils prennent jusqu’aux vies des autres pour leur « bonheur ». La détention du pouvoir suprême est une lourde responsabilité qui exige sagesse, discernement, écoute et dialogue. Il faut se parler et arriver à des points d’accord pour la paix de tous.  

Le climat politique actuelle, qui est caractérisé par une méchante et sournoise crise multiforme, n’a pas l’air de préoccuper les gouvernants qui continuent à se comporter comme si tout allait pour le mieux dans un Gabon prospère et qu’il n’est pas urgent de prendre des décisions courageuses et porteuses d’accalmie. 

Comme dans une méprise générale, les gouvernants traitent la colère qui se dégage des tréfonds des populations avec une naïve et blâmable légèreté qui s’apparente au dédain et à l’indifférence.  

CONFERENCE NATIONALE SOUVERAINE LES FORCES ARMEES ET LA PATRIE EN DANGER


La place et le rôle des hommes en tenue doivent être abordés au préalable par les parties en présence en cas de dérapage des assises prévues et voulues par le peuple. Même si la Conférence Nationale Souveraine ne va pas résoudre tous les problèmes du Gabon, elle doit se tenir. Certains thèmes très sensibles risquent de polariser les débats. 

Qu’importe, pourvu que le maximum de citoyens y prenne part, directement pour les uns, indirectement pour les autres. Ce pourrait être le cas pour nos forces de l’ordre qui devraient se positionner en facilitateur « neutre », si besoin se trouve.