Pour mon bien, mon bonheur et ma joie, je te tue » semblent dire les chasseurs des organes humains pour assurer leur ascension sociale et leur bien-être matériel et financier. Quand un humain tue un autre pour des besoins fétichistes, trois esprits au moins sont en relations : celui de l’assassin qui a besoin d’un corps et de son esprit, celui de la victime qui les lui fournit à « contre cœur » et celui du féticheur sorcier qui exécute le travail pour le compte de l’assassin. Trois esprits de Dieu qui entrent, au présent, dans un processus macabre mais qui est en réalité un rendez-vous, pour un procès à venir, avec le défunt et tous les siens. Le jour de la mort vaut mieux que celui de la naissance et l’Amour de Dieu est différent de l’amour de diable. Nous vivons tous pour un seul jour : celui de notre Mort.
Suivant le dictionnaire, le terme rituel est, l’ensemble des règles et d’habitudes fixées par la tradition.
En psychiatrie, c’est un trouble obsessionnel caractérisé par un geste répété, stéréotypé et compulsif.
En sociologie, le rituel est l’ensemble des comportements codifiés, fondés sur la croyance en l’efficacité constamment accrue de leurs effets, grâce à leur répétition.
Quant au crime, il est défini à la fois comme un meurtre et/ou un assassinat ; c’est l’action de tuer volontairement et avec préméditation un être humain. A partir de ces « définitions», on ne peut plus s’étonner du caractère répétitif des tueries qui ont cours au Gabon depuis plusieurs années.